Autour d'une partition, musique de chambre française dans les salons de la belle époque

Du mercredi 19 janvier 2022 au dimanche 30 janvier 2022

Exposition

Le rôle des salons dans la vie musicale, déjà notable depuis leur apparition à la fin du XVIII e siècle, devient déterminant sous la Troisième République (1870-1940) du fait du désengagement de l’État dans la politique musicale.

Nobles et aristocrates (souvent des femmes, elles-mêmes musiciennes de talent) font de leurs salons des lieux-clefs du monde musical et des lieux privilégiés pour la rencontre d’artistes.

Entre snobisme et divertissement, les réputations des compositeurs ou des interprètes s’y font (ou s’y défont), les œuvres y sont commandées, rémunérées et créées. Proust en donne un fidèle reflet dans sa description du salon de Madame Verdurin (A la Recherche du Temps Perdu). Citons aussi ceux de Marguerite de Saint-Marceau, de la comtesse Greffulhe, ou encore de la princesse de Polignac qui passe notamment commande à Fauré, Stravinsky, Satie, Falla ou Poulenc et se voit dédier nombre de partitions.

Un phénomène sociologique qui touche directement vie et création musicales : à l’opposé des grandes œuvres lyriques pour l’opéra et du répertoire sacré pour l’Eglise, un autre type de répertoire émerge dans ces salons dont l’esthétique oscille entre intimité, virtuosité et divertissement galant.

A la lumière des collections de la partothèque de Versailles Grand Parc, l’exposition a pour ambition de donner à entendre et à voir le répertoire ainsi que les affinités artistiques qui fleurissent dans ces réunions privées.

Partitions dédicacées, manuscrits autographes, revues d’époque, reproductions de tableaux, photographies, programmes, disque vinyles et autres trésors seront exposés en salle Rameau, reconstituée pour l’occasion en salon 1900.

 

Du mercredi 19 au dimanche 30 janvier, 15h-18h
Hôtel de la Chancellerie, Versailles

Entrée libre sur présentation du pass sanitaire valide

Commissariat d’exposition et programmation : Leslie Delenclos avec la complicité de François Poly