Au cœur de l'histoire du Conservatoire
Vous n'êtes sûrement pas passé à côté, en 2025, le Conservatoire a fêté ses 150 ans d'existence. Un siècle et demi d'histoire, d'ambition et de passion artistique au cœur de l'ancienne cité royale.
À cette occasion, le Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles Grand Parc propose un ouvrage événement écrit par sa partothécaire Leslie Delenclos. Disponible gratuitement en ligne, ce livre retrace comment cette institution s'est imposée comme un acteur incontournable du territoire.
1875 – 2025
Un siècle et demi d'histoire, d'enseignement artistique, de passions partagées et de talents révélés
Par Leslie Delenclos, partothécaire du CRR
Un ouvrage événement disponible gratuitement en ligne, qui retrace comment le Conservatoire s'est imposé comme un acteur incontournable du territoire.
Avant de lire
Un rendez-vous audio toutes les deux semaines
Pour accompagner cette lecture historique, l'Agglo propose une expérience immersive : toutes les semaines, un nouvel épisode pour vous donner un avant-goût de chaque chapitre.
Épisode 1 : La folle histoire de la création du Conservatoire
Plongez en pleine Révolution française et découvrez comment Jean-Louis Bêche a sauvé les clavecins de Marie-Antoinette des mains des Parisiens, et comment la myopie tragique d'Émile Cousin, un violoniste hors norme, a donné naissance au Conservatoire que nous connaissons aujourd'hui.
Épisode 3 : César Geloso, de l'Espagne au Conservatoire
Qu'est-ce qu'un pianiste virtuose, célèbre dans toute l'Europe et professeur d'un certain Christian Dior, est venu chercher à Versailles en 1927 ?
Découvrez l'histoire de César Geloso, un directeur visionnaire qui a bousculé tous les codes et révolutionné l'enseignement musical au sein de l'institution en seulement quatre ans !
Épisode 5 : Jean Hubeau, face à l'épreuve de l'Occupation
Comment un jeune prodige de 25 ans a-t-il pu maintenir l'excellence musicale sous l'Occupation avant de mener le Conservatoire vers une nouvelle ère ?
Découvrez l'histoire de Jean Hubeau, un musicien brillant qui, en 1942, fait le choix inattendu de prendre la direction d'un Conservatoire en pleine crise. Entre l'obligation d'obtenir l'autorisation de la Sipo-SD pour organiser le moindre concert de soutien aux prisonniers et les professeurs partis au front, la mission semble impossible.
Pourtant, il va non seulement sauver l'établissement, mais aussi le faire rayonner jusqu'à accueillir 550 élèves dès 1947. Sous son impulsion, le Conservatoire s'installe dans un prestigieux hôtel particulier rue de la Chancellerie en 1953. Une croissance exceptionnelle qui mènera à un tournant institutionnel majeur : la Nationalisation.
Épisode 7 : Jean Aubain : Le Conservatoire dans le tumulte de Mai 68
Quand les motos envahissent la rue de la Chancellerie et que la musique de Beethoven ou de Vivaldi s'efface le temps de quelques semaines derrière le tumulte de l'Histoire…
Découvrez l'histoire fascinante de Jean Aubain, lauréat du Grand Prix de Rome en 1958, qui prend la direction du Conservatoire en novembre 1963. Son mandat de 33 ans est marqué par de grands bouleversements. Il doit notamment faire face à la contestation de Mai 68, où une minorité d'élèves occupe l'auditorium pour réclamer des réformes.
Malgré ce climat explosif, Jean Aubain parvient à apaiser les tensions et à transformer profondément l'institution. Sous son impulsion, l'École Nationale de Musique devient un Conservatoire Régional en 1970. En trente-trois ans, l'établissement passe de 650 à près de 1400 élèves, et voit s'ouvrir des classes prestigieuses dirigées par de grands noms (Sylvio Gualda, André Isoir, Philippe Cuper, Daniel Bourgue).
Ne manquez pas la suite
Retrouvez chaque épisode dans la newsletter de l'Agglo, toutes les deux semaines.
Épisode 2 : Albert Lebossé : Le bibliothécaire devenu directeur
Saviez-vous qu'un bibliothécaire a pu transformer l'histoire du Conservatoire ?
De sa nomination inattendue en 1906 à l'organisation d'un immense concours international présidé par Camille Saint-Saëns, découvrez le destin hors norme d'Albert Lebossé !
Derrière l'image d'un gardien silencieux et sage se cache un directeur tenace : c'est lui qui a fait du Conservatoire une véritable "antichambre du Conservatoire de Paris", capable de traverser jusqu'aux épreuves de la Grande Guerre.
Épisode 4 : Claude Delvincourt, un Prix de Rome dans la tourmente
Comment un lauréat du Premier Grand Prix de Rome, rescapé de la Première Guerre mondiale, a-t-il guidé le Conservatoire à travers les heures sombres de l'Histoire ?
Découvrez le destin de Claude Delvincourt, un directeur intransigeant mais profondément bienveillant. Sous sa direction, l'exigence s'élève et la culture rayonne, jusqu'à ce que la Seconde Guerre mondiale vienne tragiquement bouleverser la vie de l'institution et de ses professeurs, comme le talentueux pianiste Léon Kartun...
Épisode 6 : Raymond Gallois-Montbrun
Comment un prodige du violon, lauréat du Grand Prix de Rome, a-t-il propulsé le Conservatoire vers les sommets de l'art en seulement cinq ans ?
Découvrez l'histoire de Raymond Gallois-Montbrun, un musicien d'exception qui, à l'automne 1957, fait le choix de prendre la suite de Jean Hubeau à la tête d'un établissement comptant désormais 670 élèves. Par son talent et son prestige, il fait venir de grands noms à Versailles et porte l'orchestre vers l'excellence.
Véritable « apôtre de la beauté comme de la bonté », il va non seulement lancer la première saison du festival « Mai Musical » en 1960, mais aussi créer un réseau de solidarité pour les élèves en difficulté financière. Une réussite fulgurante qui mènera à un nouveau tournant : sa nomination par André Malraux à la tête du Conservatoire de Paris en 1962, laissant derrière lui une école métamorphosée.
Épisode 8 : Paul Méfano, l'homme qui a réconcilié les siècles
« Toutes les musiques, de tous les temps. » C'est avec cette vision vertigineuse que le Conservatoire a entamé sa révolution en 1996…
Découvrez l'histoire fascinante de Paul Méfano, figure de la création contemporaine. Héritier de Pierre Boulez et élève d'Olivier Messiaen, son mandat de neuf ans transforme profondément l'institution en l'ouvrant sur la ville et le monde. Sous son impulsion, le Conservatoire voit naître des classes d'improvisation avec Francis Vidil, des ateliers de musique contemporaine, et s'investit dans le Mois Molière ainsi qu'auprès de l'Académie équestre de Bartabas. En 2005, il laisse un établissement fort de trente disciplines, accueillant des étudiants venus de Corée, de Chine, d'Allemagne ou d'Italie.